freestyle is a heart to beat
jocelyn kagina
les 17 et 19 mars à 19h30
Soirée composée avec les performances Gimme a break (le 17 mars) et That’s twisted (le 19 mars)
places gratuites disponibles pour les membres de notre partenaire Different class
plus d’infos
Depuis une simple boombox, une diffusion sonore raconte les battements de la ville d’origine de Joce [Jocelyn Kagina]. S’y adjoignent des extraits de musique qui, d’habitude émis d’un casque audio, accompagnent ses oreilles et ses pas. Il incorpore à ce portrait intime et vibratoire de l’espace urbain une retranscription par la danse. Entouré d’éléments et d’images d’archive qui symbolisent son processus de recherche, Joce interprète par le Freestyle le dialogue perpétuel entre le corps, la ville et la mémoire, invitant chaque individu présent à ressentir l’histoire qui danse en nous.
≪ En nommant les danses sociales Freestyle, je parle de corps dont le mouvement naît dans la clandestinité et la confluence de milieux cosmopolites. Je parle d’individualités liées par la musique qui véhicule l’écho des diasporas. Le Freestyle révèle le corps comme une archive vivante. Plus qu’un style de danse, c’est un outil qui a traversé les dimensions et évolué en marge des institutions. Il nous questionne sur l’empirisme de nos représentations des corps, des arts et des cultures. Le temps d’une performance transmédia, présentée comme le prolongement d’une recherche, je vous partage une expérience vécue et qui témoigne de pléthore d’autres.≫
Joce [Jocelyn Kagina]
≪ Je suis ne et j’ai grandi à Geneve (CH) dans les années 90. J’y vis et travaille en tant qu’enseignant remplaçant dans les écoles, collèges et lycées.
J’ai fait une formation en arts plastiques à la HEAD ou j’ai obtenu un diplôme Bachelor en performance artistique, puis un Master en études critiques, curatoriales et cybermedias (CCC). Entre deux, j’ai été travailleur social. Ce qui me vaut un perpétuel questionnement sur la transmission et le partage intergénérationnel des connaissances.
Sans trop me donner de restrictions, j’explore des moyens multiples d’expression et tente le plus souvent de les hybrider. Ma pratique est principalement centrée sur l’expression de l’identité retranscrite à travers le corps et le mouvement. J’ai longuement exploré cette voie à travers la création de masques picturaux. Ce qui se concrétise à travers le projet (Dé)masquer les Tissus Africains, une recherche collaborative menée par la photographe Ariane Mawaffo, ou encore le projet artistique Mouliandô du violoncelliste Olivier Koundouno, dont on peut apprécier un extrait avec le Tambour des Chefs. Je suis également danseur passionne depuis près de 10 ans. Je dois ma pratique aux entités pionnières des arts de rue et des cultures du clubbing. Ma pratique se nourrit des communautés avec lesquelles j’échange. L’aspect social de cette forme d’art alimente ma recherche sur les danses freestyle et leur héritage transcendantal.≫
Joce [Jocelyn Kagina]
Une performance artistique évolutive de Joce [Jocelyn Kagina] | Cie* Persona Compendium
* Structure indépendante provisoirement non établie