jardinières* #12

martine quipique
jacqueline dresse
amarine rignanese
adelina hess et clémentine blaison vandenhende

le 16 avril à 13h30

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rencontre spectacle

Pour la quatrième saison consécutive, les Jardinières* étendent et entremêlent leurs racines et leurs histoires en devenir.
Composés en deux temps (une rencontre publique entre deux fem·mes suivi d’un spectacle lui aussi porté par une fem·me), les Jardinières* c’est l’occasion de partager tous·tes ensemble des histoires, des expériences et des imaginations au féminin*.
Après Bwanga Pilipili, Nadia De Dyn, Léa Rivière, Lylybeth Merle, Lisette Lombé, Stéphanie Auberville, Marthe Degaille, Laurène Marx, Soa Ratsifandrihana, Samira Hmouda, Hakima Elbouri, Lila Magnin, Ophélie Mac, Gia Abrassart, Aline la Sardine, Casta, Judith Gaillard Hwang, Hélène Pirenne, Z&T, Sakina M. Ghani, Stephania Bošnjak, Lina et Sarah Baraka, Raïssa Yowali, Milady Renoir, Juliette Léonard, Corinne Maus, Caroline Roche… 9 autres fem·mes* viendront rejoindre la Gang des Jardinières* et elles seront dévoilées au fur et à mesure de la saison . Stay tuned!

Enfin, nouveauté de la saison, les Jardinières* auront lieu en journée, histoire d’accueillir cell·eux qui ne peuvent pas être avec nous en soirée et nous vous proposerons une restauration chaleureuse et gourmande.

Pour cette 12ème édition, nous recevrons Martine Quipique, pierceuse et son invitée Jacqueline Dresse, psychanalyste.  Leur rencontre sera suivie de Point de fuite d’Amarine Rignanese.
12h : accueil autour d’une soupe
13h30 : discussion entre Martine Quipique et leur invitée Jacqueline Dresse
14h30 : pause sucrée
15h : Point de fuite d’Amarine Rignanese – duo chorégeraphique absurde et poétique, accompagné d’un musicien

Pour l’occasion, nous accueillerons en cuisine Adelina Hess et Clémentine Blaison VanDenHende. Elles vous concocteront un menu déjeuner inspiré des saveurs du Sichuan.

* s’identifiant en tant que fem·me/jardinière
Jardinières* est soutenue par la COCOF.

intervieweuse : martine quipique

« Martine, née en Belgique, à Ougrée, en février 1963, d’un papa Italien dont je ne sais pas grand chose. Ainée des trois enfants, une sœur et un frère.
Enfant turbulente, ayant déjà du répondant et le sens de la justice, ou de l’injustice c’est selon.
Adolescente, partie tôt du domicile « familial » lorsque ma maman s’est remariée et a ensuite eu deux autres enfants.
Études de puériculture réussie, j’ai entrepris des études de médecine, avortée dans la 3eme année.
Partie vivre à Paris, enceinte, en 1986, mariée et maman, j’ai divorcé 6 ans plus tard et ai eu un second garçon avec un second mari.
Le travail autour du monde médical, para-médical et pharmaceutique, m’a pesé. J’ai trouvé ma voie en étant piercer, depuis bien longtemps.
Retour en Belgique en 2006.
Bien que « retraitée », j’exerce encore dans quelques studios. »
Martine Quipique

interviewée : jacqueline dresse

« Jacqueline Dresse née le 30 juin 1942 à Zellick, troisième enfant d’une famille de 4. Père médecin de famille. Scolarité en école catholique. Licence de psycho à Louvain. Psychologue dans centre à Charleroi. Mariage en 66. Naissance en 5 ans de quatre fils. Départ en Afrique ; travaille avec des enfants en difficultés. Au retour en Belgique, commence une psychanalyse et travaille bientôt comme psychanalyste d’enfants en centre de santé mentale à Bruxelles. Divorce très difficile en 82. À passé une grande partie de son temps libre proche de la nature en Lozère. Vit seule. »
Jacqueline Dresse

point de fuite - amarine rignanese

Point de fuite – Amarine Rignanese

Duo chorégraphique – accompagné d’un musicien – 30 minutes

Le corps est fragmenté. La parole n’est jamais loin du chant, le geste n’est pas loin de la danse, la perte de sens non loin du propos. Dans un décor aseptisé, deux personnes récoltent des syllabes pour faire advenir des mots. Instaurant un rapport ludique au plateau et au langage, les interprètes cherchent à faire advenir une rencontre. Le grand récit de la performance individuelle est devenu obsolète, Point de fuite est une tentative pour donner de la valeur à l’erreur, à l’interdépendance et à la relation. Relation vient du latin relatio : action de témoigner, rapporter. Faire relation, c’est faire récit ensemble. Poussant cette idée à son paroxysme, nous sommes parties d’un jeu collaboratif pour créer une parole poétique.

Chorégraphe, interprète : Amarine Rignanese
Interprète, co-créateur : Charly Simon :
Compositeur – interprète : Colin Duthoit
Regards extérieurs : Lesca Herfeld et Emma Robert
Dramaturge : Charlotte Pfingsten
Créateur lumière : Lukas Varady-Szabo
Scénographe : Paul Bastard
Mentoring : Ayelen Parolin, Louise Vanneste, Antia Diaz

Avec le soutien de Charleroi danse – centre chorégraphique de Wallonie-Bruxelles, L’INSAS, La Cambre et le Centre des Arts Scéniques.

 

Amarine Rignanese
Amarine s’est formée à la danse (L’INSAS, Charleroi Danse, La Cambre – Bruxelles // Extensions, CDCN La Place De La Danse – Toulouse) et au théâtre  (L’Ecole du jeu – Paris // Le Hangar – Toulouse) pour apprendre à écrire les humeurs et le corps dans l’espace et le temps. Parallèlement à sa formation, elle approche l’écriture avec une pratique du rap et de la poésie. Pattern, chiasme, humeurs, musicalité, absurdité, doute sont des mots qui accompagnent sa pratique. Dans son travail, elle tisse un lien entre poésie et chorégraphie, pour sortir d’un rapport rationalisant au corps et au langage. Elle aime questionner la quotidienneté et accessoirement danser sur des chansons populaires. Pour ne pas dire, je suis d’une génération « désenchantée », elle hurle « laissez-moi danser », « pendant que les champs brulent ».

 

 

adelina hess et clémentine blaison vandenhende

Pour cet événement , nous aurons la joie d’accueillir Adelina Hess et Clémentine Blaison VanDenHende en cuisine.

Un menu soupe-dessert qui explore les sentiments de danger et de coup de foudre, ainsi que les sensations d’électrocution, de picotement et d’engourdissement en utilisant des ingrédients et sauces du Sichuan : des boutons de Sichuan, du chili oil, et de l’huile de poivre vert de Sichuan.

« En établissant un parallèle entre nos pratiques sculpturales d’assemblage, de poésie et de travail figuratif, nous espérons, à travers une soupe qui stimule le palais, ainsi que d’un dessert chaud-froid-engourdissant, créer un patchwork de sensations gustatives reflétant le fantasme d’être éléctrocuté•es. » Adelina et Clémentine

Adelina est allemande-taïwanaise et passionnée de cuisine Sichuanaise, elle a passé plusieurs jours à Sichuan en décembre. Clémentine est française et étudie depuis une quinzaine d’années la langue chinoise. Elle a déjà voyagé en Chine, notamment à Qingdao et Pékin. Ensemble, ensemble, elles souhaitent  infuser des ingrédients chinois dans des plats européens et créer un menu de fusion pour faire découvrir les saveurs et picotements de la Chine au public bruxellois.