Aller au contenu

jardinières* #2

lylybeth merle et son invitée*
salutations mistinguettes
de stéphanie auberville

jeudi 23 février dès 19h

22
23

Jardinières* est une proposition de travail de mémoire, de création de mémoires. De l’archive vive, depuis et pour les femmes*. D’une génération à une autre.

Au centre de chacune de ces soirées : une discussion publique entre deux femmes*, entre deux générations, entre des pratiques et des mémoires.
La plus jeune invitant et interviewant la plus âgée, travaillant à ce que s’entende un parcours, un passé et un futur, une œuvre.
Le temps d’une discussion, une vie non arrêtée encore, se dépose et offre ses récits, ses points de vue, ses matières à réflexions et à émotions.
Ce moment d’échanges en toute simplicité est suivi d’un spectacle d’une autre femme* artiste qui viendra se poser comme une texture supplémentaire et s’inscrire, à son tour et en continuité dans ces histoires de femmes*. Des histoires de jardinières* en devenir.

Les jardinières* interviewées seront invitées et dévoilées au cours de la saison. Restez connecté·es !

* s’identifiant en tant que femme/jardinière.

Avec le soutien de la Cocof-Service égalité des chances

intervieweuse* : lylybeth merle

Lylybeth Merle est metteuse en scène, comédienne et performeuse.
Dans ses créations, elle mélange librement ses deux amours : le théâtre et le cabaret, alliant l’intime au poétique. Elle tourne ses recherches artistiques vers le Care pour se reconnecter à soi et au monde, vers la vulnérabilité comme puissance transformatrice et la transmission des vécus pour se découvrir ensemble.
Issue d’un milieu queer et underground, elle tisse des ponts entre différents lieux et différents publics pour récréer un lien trop souvent fragile. Elle milite pour la visibilité et les droits des corps LGBTQIA+ et s’entoure pour ses spectacles d’associations qui lui tiennent à cœur (Utsopi, Transkids…).

spectacle : salutations mistinguettes de stéphanie auberville

Salutations mistinguettes
Ce solo est né d’une recherche sur le Boléro de Ravel pour lequel Stéphanie Auberville est devenue une sorte de « Gonzo historienne de la danse », mélangeant archives et connaissances historiques, reconstitution étrange de chef d’œuvre de la danse et histoires personnelles. Si rien dans son parcours ne préfigurait ce travail, le Boléro est très vite devenu un laboratoire jubilatoire à partir duquel elle pouvait enfin poser les questions cruciales sur les représentations du genre : Qui a le droit de représenter l’érotisme, la pulsion sexuelle et le désir ? Comment les regards que l’on porte sur le féminin et le masculin sont orchestrés et chorégraphiés ? Comment une pièce créée dans les années 60 a la potentialité de transformer notre lecture du présent ?
Le résultat est un spectacle à mi-chemin du solo et de la conférence dansée qui articule visions et analyses dans un joyeux jeu de rôles avec Maria Demitzaki à la création lumière, Léa Kieffer au décor.
Stéphanie Auberville
Après de courtes études scientifiques, Stéphanie Auberville s’engage dans la danse comme danseuse, pédagogue puis improvisatrice et chorégraphe. Sa passion pour la littérature et le cinema l’amène à créer des projets où image, danse et texte s’imbriquent étroitement.
Son travail s’apparente à une démarche documentaire. Elle aime provoquer des rencontres, jouer avec nos façons de regarder et à brouiller les normes. Elle a créé diverses performances comme Lost in Candyland, That rings me a bell, Nonobstant, Salutations Mistinguetteet M-81 qui ont été a été présentées au festival Legs de Charleroi danse.
En marge des lieux culturels, elle développe des projets in situ pour lesquels elle investit des lieux tels qu’un hôpital gériatrique, une banque d’affaires ou un centre d’hébergement d’urgence pour sans-abri. Son travail artistique émerge alors de la rencontre avec le lieu et avec les personnes qui le font vivre, employés et usagers, qui sont souvent impliqués à des degrés divers dans les projets.
Depuis le début des années 90, elle est fortement engagée dans la pratique de l’improvisation.
Distribution et crédits
Chorégraphie, interprétation, texte : Stéphanie Auberville
Musique : Maurice Ravel, Les sœurs Goadec de Treffin, Serpentwithfeet
Costume, décor : Léa Kieffer
Lumière : Maria Dermitzaki
Coproduction : Charleroi danse (Be)
Soutien : LookIN OUT ( Bruxelles, Be)
Résidences : Centre Chorégraphique National de Roubaix (Fr), Mas Razal (Fr), Association Traon Nevez (Fr)
Remerciements : Stéphanie Gonçalves, Cécile Grignard, Elen Jézéquel, Myriam Martinez, Ariane Masure, Myriam Van Imschoot, Patrick Vandernoot et Justine Wojtyniak