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(pas si) fragile !

le 25 avril de 18h à 23h30
entrée libre

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festival performance jardin partagé

(Pas si) Fragile ! the Next Performance Art Generation est un tremplin biennal, mettant en lumière de jeunes artistes impliqué·es dans l’art de la performance, avec une formule spécifique à chaque édition. La version 2024 se déroulera au Studio Thor, porteur du projet depuis 2020, aux Halles de Schaerbeek et à la Balsamine.

On y découvrira de jeunes artistes issu·es des écoles d’arts visuels de Wallonie-Bruxelles (La Cambre, erg, ISAC, Le 75, Beaux-Arts de Liège, Arts²…) Ces écoles consacrent en effet une partie de leur cursus à l’art performance, répondant ainsi à la dynamique nouvelle de ces pratiques dans le champ artistique professionnel.

Cette année, l’opération s’étendra à la présentation de travaux de jeunes artistes venu·es d’Europe : Finlande, Grèce, Irlande, Pologne et Slovénie. Au total, une trentaine de jeunes artistes composeront ce programme intensif de trois jours, au croisement des pratiques d’ici et de deux projets internationaux : Performing Identity et Time For Live Art.

Biennale 24 > 26.04
24.04 Halles de Schaerbeek
25.04 La Balsamine
26.04 Studio Thor

partenaires

(Pas si) Fragile! 2024 est un projet du Studio Thor, en collaboration avec l’ENSAV-La Cambre, les Halles de Schaerbeek et La Balsamine. Avec la participation de la Maison des Arts et de la Commune de Saint-Josse. Dans le cadre des projets Time For Live Art et Performing Identity. Avec l’aide de la fédération Wallonie-Bruxelles (Service de la danse et Promotion de Bruxelles), de Wallonie-Bruxelles International, et de l’Union européenne (programmes Europe créative et Erasmus+ – Partenariats stratégiques). Programme professionnel avec la collaboration de WBTD et du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.

Sélection belge effectuée grâce aux suggestions de erg, Le 75, ARBA/ESA (ISAC), Arts², Beaux-Arts de Liège, Académie des Beaux-Arts de Tournai.

Time For Live Art associe le Studio Thor (BE), New Performance Turku Biennale (FI), MIRfestival, Athènes (GR) et Infinite Present / Glej, Ljubljana (SI).

Performing Identity associe l’ENSAV – La Cambre (Bruxelles), l’ESA Le 75 (Bruxelles) L’Université des Arts Magdalena Abakanowicz (Poznan, PL), le Burren College of Art (Ballyvaughan, IE), en collaboration avec les festivals Verao Azul / CasaBranca (PT), New Performance Turku Biennale (FI) et (Pas si) Fragile ! (BE).

in & out - léah crabé, luna descamps, fanny schaepelynck, louise valin

IN & OUT
Léah Crabé, Luna Descamps, Fanny Schaepelynck

Performing Identity
Installation, en continu 
de 18h à 23h30

« Quels aliments permettraient de nourrir une documentation ? Que seraient les funérailles d’une documentation ? Que serait une documentation sans document ? »

Pendant deux ans, les quatre artistes – étudiantes de l’ESA Le 75 de Bruxelles – ont suivi un groupe d’étudiant·e·s·x des écoles d’art ENSAV La Cambre (Bruxelles), Burren College of Art (Burren, Irlande) et UAP (Poznan), dans le cadre du programme de formation Performing Identity. Performance art facing contemporary societal challenges. Armées de leurs sens et équipées de quelques outils, chaque lieu, workshop et festival a constitué de nouvelles réflexions et perspectives de documentation autour de l’art performance. En ressort une archive vivante et animée par les publics qu’elle rencontre, ici sous la forme d’une plateforme numérique co-créée avec le collectif de design graphique Luuse et d’une installation interactive. Autant de média, de formats que de sensibilités et d’environnements qui se chevauchent et se lient. En essayant de sortir d’une documentation classique, des questionnements sur l’implication du corps et sur les conséquences de celle-ci s’imposent. Une documentation est-elle réellement possible ? Avec quoi ? Pour qui ?

Fanny Schaepelynck (elle, la) est photographe et vidéaste basée à Bruxelles, étudiante à l’ESA le 75.

Léah Crabé (elle, la) est photographe basée à Bruxelles, étudiante à l’ESA le 75.

Luna Descamps (elle, la) est artiste photographe, ancienne étudiante de l’ESA Le 75 (Bruxelles), basée à Bruxelles. Le cinéma et une précédente formation en théâtre inspirent depuis toujours sa pratique de la photo.

Louise Valin (elle, la) est artiste photographe et graphiste actuellement basée à Lisbonne. Elle est une ancienne étudiante de l’ESA Le 75 (Bruxelles) avec une formation précédente en design graphique à Strasbourg.

Collaborateur·rices

Les étudiant·e·s·x du programme Performing Identity : Hongsukh Ahn, Raphaël Bauduin, Erin Besch, Fadwa Bouziane, Róisín Byrne, Mathilde Chaize, Kat Cope, Dawid Dzwonkowski, Joe Hendel, Eymric Moderne, Kimia Nasirian, Martyna Przybyło, Aimé.es Rossi, Barbara Stańko-Jurczyńska, Maria Strzelecka, Phoebe Tohl, Joanna Urbańska, et le studio de design graphique Luuse.

Dans le cadre de «Performer l’identité. L’art performance face aux enjeux de société contemporains». Projet co-financé par l’Union européenne (programme Erasmus+ – Partenariats stratégiques).

labeur(s) II - marie bertrand

Labeur(s) II – Marie Bertrand
Belgian platform
de 18h à 23h30

Dans la série de performances intitulée Labeur(s), Marie Bertrand aborde le thème de la reconnaissance dans le milieu de l’art.
Dans Labeur II, la performeuse remplit tant bien que mal une feuille blanche A4 en la coloriant à l’aide de crayons de couleurs dont la mine est cassée. Elle les retaille encore et encore jusqu’à les user complètement et que la feuille soit entièrement remplie.
Ce travail absurde et laborieux symbolise l’effort constant et les ressources nécessaires pour aboutir à un résultat qui au mieux parlera à certain·e·s, au pire tombera dans l’indifférence totale. Tout comme le crayon, l’artiste est potentiellement voué·e à arriver au bout de son énergie, de son inspiration, de sa couleur, mais à continuer à travailler. L’épuisement occupe une place importante dans ce qui est exprimé à travers ce travail : l’épuisement du matériel ainsi que celui du corps et de l’esprit.

Marie Bertrand, artiste belge diplômée de peinture à l’ESA le 75 et de l’option IDM d’ARTS², développe une pratique pluridisciplinaire de la performance à la vidéo en passant par l’installation, le son, la sculpture, la peinture, le dessin, etc. Son questionnement basé sur le(s) quotidien(s) passe du monde du travail à sa condition de femme, ainsi que par l’enfance, la mort, le corps, l’absurde et l’humour.
plus d’infos sur Marie Bertrand

Sélection belge effectuée par Les Halles de Schaerbeek, La Balsamine et Studio Thor. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Promotion de Bruxelles).

paenser - stevie ango & océane eliard

PÆNSER
Stevie Ango & Océane Eliard
Belgian platform
de 18h à 23h30

PÆNSER est né du désir de réfléchir à des manières de prendre soin des lieux dédiés à l’art et ce, par la mise en proximité de deux approches du soin. Stevie Ango, par son travail de maintenance, effectue des micro-interventions dans l’espace matériel qui nous abrite. Océane Eliard, par son travail d’incorporation (embodiment) prend soin de cette réflexion commune sur les lieux : nos milieux.

Par “milieu”, les artistes entendent à la fois les espaces dans lesquels nous interagissons et ceux qui vivent à l’intérieur de nous : des ensembles complexes de relations dites et non-dites. Par la performance, iels imaginent des actes de réciprocité, permettant d’être impacté·e·s par le milieu tout en l’influençant. Il s’agit donc de travailler avec lui, avec les blessures qui l’ont fait, tout comme celles qui nous ont fait·e·s et qui dans notre cas, nous ont rendu·e·s “militant·e·s”.

Cette proposition est une manière de donner à voir et à sentir ce qui peut émerger de la mise en dialogue de différents régimes de connaissance. Une manière d’apporter un soin particulier aux savoirs grâce aux gestes, en se les remémorant, en les faisant disgresser mais aussi en spéculant avec eux.

À travers PÆNSER, les artistes cherchent à créer un travail discret qui puisse faire émerger des refuges et des ouvertures depuis nos milieux. Opérer un décentrement, voire un recentrement du regard. Afin d’apprendre à fabriquer ensemble un lieu à partir de nos capacités à prendre soin.

Stevie Ango se demande “Comment prendre soin d’un lieu qui a su prendre soin de moi ?”. Faire d’un lieu de domination un espace de réflexion et de contestation à travers des gestes simples, répétitifs et parfois même éprouvants.

Ces mouvements de maintenance se dispersent, se multiplient, vont chercher d’autres surfaces. Océane Eliard travaille à partir des mots et des gestes pour chercher à incarner une recherche théorique, autrement dit une recherche qui affecte le corps qui la produit. Tout en se demandant comment la force de nos attachements, aux lieux comme aux relations, peuvent nous aider à produire une pratique artistique qui permet de tenir debout, de résister.

Tout juste diplômée d’un master en Installation-Performance à l’ERG (Bruxelles), Océane Eliard (elle, la) a travaillé, à travers le projet Des normes aux mornes : marronner en soi, sur une réactualisation du marronnage, pratique de résistance pendant la période coloniale.

A travers la performance, elle explore les glissements entre les mots “habiter” et “abriter”qui permettent d’observer nos relations aux lieux, à tout ce qui fait lieu pour elle : les histoires, les mémoires, les espaces communs et collectifs. Elle travaille à partir des mots et des gestes pour chercher à incarner une recherche théorique.

Stevie Ango (il) étudie en deuxième année de master à l’erg en Installation- Performance. Producteur, compositeur et animateur radio, c’est en étant plongé dans le monde de la régie et des technicien.nes qu’il ressent la nécessité de questionner les espaces culturels. Il tente de les hacker à travers une succession d’interventions inframinces.

“Comment prendre soin d’un lieu qui a su prendre soin de moi ?”. Faire d’un lieu de dominations un espace de réflexion et de contestation à travers des gestes simples, répétitifs et parfois même éprouvants.

Ces mouvements de maintenance se dispersent, se multiplient, vont chercher d’autres surfaces. À regarder de plus près, sa main n’est prolongée que par des outils en céramique. Les interventions sont imprécises, les objets se brisent sous l’usure de la répétition. Le studio d’enregistrement ayant pour but de balancer les graves et les aigus d’une autoroute, d’un hôpital ou encore d’un terrain de football est lui aussi fait de terre cuite. La tâche effectuée devient micro- contestation de par son léger décalage, le corps qui l’effectue devient lui, un intrus.

Sélection belge effectuée par Les Halles de Schaerbeek, La Balsamine et Studio Thor. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Promotion de Bruxelles).

 

ungolding - aimé·es rossi

Ungolding
Aimé·es Rossi

Performing Identity
de 18h à 23h30

Ils marchent au fond du canyon, dans l’espace étroit qui sépare les deux parois rocheuses. Il faut escalader, et chaque fois qu’on pose une main sur la pierre mouillée on le sent monter, le désir.

Ils ont d’abord constaté les symptômes : afflux de sang, accélération du rythme cardiaque, envie de mordre – la montée d’énergie soudaine qui se ressent à la fois comme la faim, la rage, la jubilation, la douleur. Pourquoi est-ce qu’on ressent les mêmes mouvements internes quand on marche en forêt et quand on baise ? Une même pulsion de vie qui tord le bide, ou qui explose les tempes. Baiser dehors, et baiser le dehors. Ils ont laissé ouvrir leur corps, qu’il soit pénétré et traversé, par les ronces, les minéraux, les autres garçons.

Cette performance est leur territoire de recherches de ce qui se répond entre intérieur et extérieur. D’une part, en explorant les frontières des corps, qu’ils soient humains, minéraux, énergétiques… en cherchant de quelles manières « mon » corps peut être au contact « des autres ». D’autre part, en parcourant les superpositions des espaces physiques et des espaces sociaux où s’expriment les sexualités pédées, et en examinant comment ce corps trans prend part aux écosystèmes du cruising.

Attentions particulières : nudité et actes sexuels

Originaires des Antilles, Aimé·es sont diplômé·es d’un master en scénographie à La Cambre. Ils ont co-fondé en 2022 un collectif de pornographie queer nommé « Clap ! ».

Dans le cadre de «Performer l’identité. L’art performance face aux enjeux de société contemporains». Projet co-financé par l’Union européenne (programme Erasmus+ – Partenariats stratégiques).

the call of the darkdance - moriane richard

The Call of the Darkdance
Moriane Richard , avec la participation de Fogo et Lw2

Belgian platform
de 20h à 20h30

La Darkdance est une danse rage de vivre qui a émergé des entrailles de Moriane Richard pour la reconnecter, l’inscrire, la raconter. Elle est d’abord née sur les dance floor surpeuplés des rave parties et s’est affinée dans ses solitudes sur le parquet de sa chambre, enclenchant une fascination pour les ressources auto-guérisseuses du corps/psyché, s’exprimant dans ses aspects thérapeutiques, somatiques, spirituels et politiques.

Elle s’est nourrie ensuite des apports de Fogo et LW2. Personne à mobilité réduite et souffrant de douleurs chroniques depuis son enfance, Fogo est une jeune herboriste holistique qui revendique et milite pour une écologie de la résilience et de l’amour-propre. La musique d’LW2 est afro-expérimentale, naviguant entre les rythmes européens et des sources africaines, créatrice d’espace-temps fédérateurs et réconciliateurs, s’inscrivant dans une tendance néochamanique.

Moriane Richard (elle, la) est une artiste, une mouveuse dont le travail s’appuie sur les consciences somatiques. Le nettoyage et la guérison des émotions, de l’héritage biologique et social forment une grande partie de ses recherches. A travers ses œuvres, elle questionne des concepts tels que l’identité individuelle et collective, la transmission, la décolonisation et l’afro-queerness.

Fogo (iel, elle) est une jeune herboriste holistique. Son objectif est de développer sa vie sur la voie de la guérison et du bien-être, comme l’a fait sa grand-mère, indigène du Venezuela. Elle veut d’abord s’aider elle-même en tant que personne handicapée et ensuite apporter sa lumière pure et sa sagesse aux autres en tant que messager divin qu’elle aimerait devenir.

Productrice, chanteuse, performeuse et DJ, LW2 (elle, la) est une “woman band” éclectique qui joue à travers différents univers, mêlant différents rythmes percussifs afro-multiculturels.

Sélection belge effectuée par Les Halles de Schaerbeek, La Balsamine et Studio Thor. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Promotion de Bruxelles).

two colors. single -selection - barbara stańko-jurczyńska

Two colors. single -selection
Barbara Stańko-Jurczyńska

Performing Identity
de 18h à 20h

La performance « Two Colors. Single-selection » commence par un regard sur le corps, pour noter ses différences, ses frontières et sa honte. Il s’agit d’une perception du corps enchevêtré dans la maladie, toujours envisagé à travers ce prisme.

Les “taches de vin de Porto” sont des malformations capillaires, des taches de naissance sur la peau dans des tons rouges. Au cours de la performance, elles deviendront la matière et l’outil pour explorer ce que sont l’individualité et l’intimité. Le corps y deviendra social, soumis à l’opinion et utilisé, adapté aux attentes et aux constructions.

La situation est également un transfert de pouvoir entre les mains du public, le résultat final dépendant de lui. Les participant·e·s recevront des instructions pour leur performance, mais devront, en fin de compte, décider du chemin qu’iels prendront. Pas de retour en arrière possible ensuite car, une fois prise, la décision est irrévocable.

Barbara Stańko-Jurczyńska (she, her) est une artiste visuelle polonaise, féministe et membre de deux collectifs : FAK – Feminist Creative Action, et Basta – un collectif antifasciste. Dans sa pratique, elle traite son corps comme une matière sculpturale et fait référence à la “tache de vin de Porto”, une maladie avec laquelle elle partage sa vie. Ses activités sont basées sur l’artivisme et le travail avec la communauté locale.

Avertissement: nudité

Dans le cadre de «Performer l’identité. L’art performance face aux enjeux de société contemporains». Projet co-financé par l’Union européenne (programme Erasmus+ – Partenariats stratégiques).

Performance durative et participative. Entrée et sortie possibles. 

the post-show game - marion boudier et chloé déchery

The Post-Show Game
Marion Boudier et Chloé Déchery
Performing Identity
de 18h à 20h

Un jeu conçu et imaginé par Marion Boudier et Chloé Déchery – Performer Les Savoirs, co-conception et réalisation graphique par Luna Descamps et Louise Valin

Vous avez vu une pièce, une performance, un spectacle… mais vous ne savez pas quoi en dire, ni par où commencer ? Vous avez une question qui vous brûle la langue, mais vous avez peur d’être impoli·e, impertinent·e ou hors sujet ? Vous avez trop d’idées et ne savez pas laquelle choisir… Alors, préparez vos cartes et faites-les tirer par l’artiste. Le jeu peut commencer…

Le Post-Show Game est un jeu de cartes pour entrer en conversation avec un·e artiste après avoir vu sa performance. A travers un protocole de plusieurs tirages de cartes, le jeu renouvelle la forme de l’entretien d’artiste et peut se jouer à plusieurs, en petit groupe, en privé, ou avec un plus large public. Comment faire de l’entretien un véritable moment d’échange ? Comment éviter les passages obligés ou les passages à vide, l’intrusion ou les pièges narcissiques de cet exercice ? Comment partager différentes perspectives autour d’une forme ? Et si, pour une fois, c’était l’artiste interviewé qui posait les questions ?

Marion Boudier est dramaturge et Maîtresse de conférences en études théâtrales de l’Université de Picardie Jules Verne. Elle a travaillé avec des metteurs en scène comme Joël Pommerat – Cie Louise Brouillard, Guillermo Pisani ou Eve Chems-de-Brouwer. Marion Boudier est membre de l’Institut Universitaire de France et développe un projet de recherche sur « L’Acteur et le document ». Elle est la co-directrice artistique de Performer Les Savoirs.

Chloé Déchery est autrice, artiste de performance et Maîtresse de conférences en études du théâtre et de la performance de l’Université de Paris 8. Elle développe un travail scénique à la croisée entre écriture de soi, recherche théorique et documentaire, chorégraphie et arts plastiques. Son travail, régulièrement soutenu par les Arts Council England, le British Arts Council ou ArTeC, a été montré en France, en Angleterre, en Australie et en Estonie.
Elle est la co-directrice artistique de Performer Les Savoirs

Luna Descamps, ancienne élève de l’école Le 75 à Bruxelles, est artiste et photographe.

Louise Vallin, ancienne élève de l’école Le 75 à Bruxelles, est artiste, graphiste et photographe.

Dans le cadre de «Performer l’identité. L’art performance face aux enjeux de société contemporains». Projet co-financé par l’Union européenne (programme Erasmus+ – Partenariats stratégiques).

Le Post-Show Game constitue un deck du jeu des Cartes du retour (une production Performer Les Savoirs, en co-réalisation avec Eric Valette, Jean-Claude Chianale et Vanessa Vallée, en co-production avec Vaguement compétitifs).

Un jeu conçu et imaginé par Marion Boudier et Chloé Déchery – Performer Les Savoirs

Co-conception et réalisation graphique par Luna Descamps et Louise Valin
Une co-production Performer Les Savoirs, Le 75, et Performing Identity, avec le soutien de l’EUR ArTeC.

lemonidas - maria strze & marjanna

Lemonidas
Maria Strze & Marcjanna
Performing Identity

de 18h à 19h15

Au milieu du paysage urbain, une excursion a lieu – une performance énigmatique, un récit parallèle.
Les participant·e·s errent, guidé·e·s par des tâches inconnues – à travers les rues labyrinthiques, un voyage commun est tracé. Un récit chuchoté, une énigme dans l’air – un jeu interactif est sur le point d’être partagé. La performance se déroule, l’ordre tourne, tous les rôles habituels sont bousculés.
Si vous décidez de participer, on vous guidera à travers une série d’indices, cachés dans les fissures invisibles du paysage urbain. Nous explorerons et interagirons, fabriquant une intersection de personnes et d’objets, butinant un royaume d’apparences et de règles fabriquées, le tout menant à un point culminant surprenant.
Ne prenez pas tout trop au sérieux…

Les deux artistes sont amies depuis de nombreuses années et ont conversé pendant des heures, en sirotant de la bière et en discutant du sens de la vie. Elles sont graphiste, vidéaste et tatoueuse (Marjcanna) et chercheuse, constructrice de performances et autrice de diverses installations vidéo (Maria).

Performance interactive en extérieur.
Dans le cadre de «Performer l’identité. L’art performance face aux enjeux de société contemporains». Projet co-financé par l’Union européenne (programme Erasmus+ – Partenariats stratégiques).
Jauge limitée. Réservation nécessaire 

état du corps - navoski

État du corps 
NAVOSKI

Time For Live Art
de 20h à 23h30

Le corps est une jarre sociale, qui se remplit du début jusqu’à la fin de notre existence. Comment donner matière à toutes nos traces mémorielles qui conditionnent nos comportements ?

Cette performance tente de faire « état du corps », une forme d’autopsie de notre mémoire cognitive volontaire (apprentissage, éducation, langage, …) et de notre mémoire corporelle involontaire (événements vécus souvent oubliés), pour rendre l’invisibilité des différentes formes d’héritage visibles.

L’artiste y est attaché contre un mur par les poignets et les chevilles, de face, nu. Yeux bandés. Un·e tatoueur·euse lui fait face, tournant le dos au public. Des marqueurs sont mis à la disposition des visiteur·euse·s. Ceux·celles-ci décident d’intervenir en marquant sur le dos du·de la tatoueu·se·r une forme, un mot, un signe… Le·la tatoueur·euse, à partir de sa sensation aveugle, tente de reproduire le geste du·de la visiteur·euse, selon son ressenti et sa visibilité aveugle, sous forme d’un réel tatouage sur la peau de l’artiste. Et ce, dans une durée indéterminée.

Ainsi, le corps de l’artiste devient le support, un réceptacle. Le·la tatoueu·se·r, l’outil de transmission. Le public, l’émetteur.

NAVOSKI est né un 27 juin 2000 à Seraing. Cause de naissance : un stérilet défectueux. L’enfant qu’il était ne lui a rien laissé, ou presque. Quelques rares souvenirs lui reviennent : le petit pirate cherchant un trésor. Étudiant en art depuis 2016, diplômé en 2019 à Saint-Luc de Liège en photographie, il a poursuivi ses études aux Beaux-arts de Liège en vidéographie. Il travaille surtout la photographie, la performance et l’écriture.

In the framework of “Time For Live Art”. Project co-funded by the European Union (Creative Europe programme).

 

durch den monsum - zoé hagen

Durch den Monsun
Zoé Hagen
Belgian platform
de 22h à 22h45

Dans son processus meta-performatif, Zoé Hagen vous invite à rencontrer son alter ego, Kombitcha, unx (hyper) pop star qui n’a encore écrit aucun tube. En mélangeant punk ted talk, oversharing chit-chat et concert tremblant, Zoé souhaite partager son histoire de métamorphose et de survie.

After more than seven years of therapy and an art school degree: I am ready. 

Prepare yourself for the great revenge of my inner child! Let’s meet, sit down and talk about trying to survive in a self-destructive world. If I may spoil you a bit, it won’t only be about staying alive, but also about trying to shine bright like a diamond. 

Sooo if you sometimes feel like shit, prefer your bed than your friends and would love to become someone else, this one is for you <3 I invite you, dear freaks and lonely souls, to come dream with me, embrace ourselves and prove that our sexiness may save us all.”

Au-delà de la confession intime et personnelle, son récit résonne à l’échelle d’une génération qui a dû grandir dans une société fragilisée et dans laquelle le futur est instable.

Zoé Hagen est un.e artiste transdisciplinaire basé.e à Bruxelles. Après deux ans en école de théâtre, Zoé rejoint l’Arba-ESA, où iel reçoit un diplôme en Art et Chorégraphie (ISAC). Depuis, Zoé continue à développer ses projets artistiques, que ce soit de manière personnelle ou collective. Iel utilise sa voix comme un outil militant, de réparation et d’empowerment. Si on s’approche, on peut l’entendre murmurer : À BAS LA STIGMATISATION ET L’OPPRESSION SYSTÉMIQUE / FREE QUEERS, FREAKS, ANIMALS & BITCHES!!!

Concept et performance: Zoé Hagen
Aide technique et performative: Golestân Outil-Rouhi, Liza Siche-Jouan, Naya Alezina, Jeanne Gautron
Regard chorégraphique: Naama Shoshan Fogiel Lewin
Regard extérieur: Alphonse Eklou
Stylisme: Armand Verlooy
Avec le soutien de Garage29, BAMP, Arba-ESA / ISAC et la Fédération Wallonie-Bruxelles

Sélection belge effectuée par Les Halles de Schaerbeek, La Balsamine et Studio Thor. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Promotion de Bruxelles).

to sense a body - lučka centa

To Sense A Body
Lučka Centa

Time For Live Art
de 23h à 23h30

Nous nous fions beaucoup à la vue pour percevoir notre corps. L’apparence a une valeur particulière dans la société et joue donc un rôle important dans la construction des relations avec les autres, au point que les personnes perçues comme attirantes reçoivent souvent plus d’attention et un traitement différent. Ce phénomène est tellement ancré dans la société qu’il affecte notre capacité à éprouver de l’empathie pour les autres et à les reconnaître comme des êtres sensibles.

Ce n’est que lorsque nous privons les gens de la capacité de voir qu’ils commencent à percevoir leur environnement par d’autres sens. Que se passe-t-il lorsque l’on ne voit plus le corps ? Quel type de relation le·la spectateur·trice établit-iel avec l’être humain lorsqu’iel ne peut qu’entendre ? Dans la performance « To Sense A Body », l’artiste se produit devant un public dont les yeux sont masqués. Progressivement, par l’exploration, elle commence à développer des sons avec son corps et, par le mouvement, l’amène au point où il ne peut plus bouger physiquement.

Lučka Centa (elle, la) est une artiste intermédia slovène. Diplômée en 2021 du département des beaux-arts de l’UCM, elle est actuellement inscrite en deuxième année du master en sculpture à l’ALUO UL. Elle développe sa pratique artistique autour de l’idée que le corps est à la fois un objet naturel et social, ce qui lui permet d’agir comme un pont entre les deux sphères. Par le biais de la performance, de l’installation, de la photographie et de la vidéo, elle cherche à comprendre la vulnérabilité et la temporalité de la vie, ainsi que l’impact et la dépendance de l’individu à l’égard de l’environnement.

Dans le cadre de «Time For Live Art». Project co-financé par l’Union européenne (programme Europe créative).