spongebabe in l.a. (4 love & anxiety)
mercedes dassy
le 6 février à 18h30
le 7 février à 22h00
Spongebabe in L.A. (4 love & anxiety) est un autoportrait mêlant fiction et réalité à la forme chimérique d’un concert, d’un spectacle de danse et d’un behind-the-scene. Au long des répétitions d’un concert où s’alternent chansons, adresses intimes et/ou politiques au public et interludes chorégraphiées, une chanteuse mène la fiction en abordant avec nous le thème de la mutation, ces moments de vie dans lesquels nous n’avons d’autres choix que de nous métamorphoser.
J’ai l’impression que ces dernières années je me suis métamorphosée de grosse moto en coquille vide, de souriceau âgé de deux heures gisant sur le bitume, en membrane d’on ne sait quelle créature qu’il ne faut pas triturer, en chevalière à armure de crystal, en coeur agrafé dans tous les sens, en vent frais, en ordinateur faisant quarante-trois mises à jours simultanées, en butin sacrifié aux forces obscures de l’univers, en imbécile trop sensible, en femme indépendante qui n’a besoin de personne, et qui d’ailleurs n’a jamais eu besoin de personne, en amie dépendante de ses amies, en ex-future maîtresse de chien nu du Pérou, en Sainte-Marie-des-grâces-et-de-la-pitié, en amante déter, en future-ex-amante déter, en ex-amante pas déter puis déter, – pause.
Si une entité vivante se métamorphose comme ça, en tout ça, avec parfois deux à trois métamorphoses simultanées, ça finit forcément par enclencher des erreurs de processus d’ordre méta-physique et des hacking cellulaires et spirituels de l’ordre établi, non?
Concept, chorégraphie, interprétation, paroles : Mercedes Dassy
Dramaturgie : Hanna El Fakir
Production musicale et création sonore : Maxime Pichon
Scénographie, costume, accessoire : Flavie Torsiello
Assistée de Emma Paris, Marie-Céline Debande, Lyv Santerre
Création lumière : Vera Martíns
Régie générale : Charlotte Müller
Régie Lumière : Vera Martins, Charlotte Müller (en alternance)
Régie son : Lucie Gresil, Maxime Pichon (en alternance)
Make-up artist : Melissa Roussaux
Regards extérieurs : Svétäl-Anand Chassol, Alphonse Eklou, Sabine Cmelniski
Assistanat : Fanny Brulé Kopp
Harmonisation de l’extrait du discours de Virginie Despentes : Chassol
Stagiaires : Morgane Brien-Hamdane, Géraldine Tatard, Angelica Ardiot, Robin Dehenain
Production et diffusion : ama brussels – Babacar Ba, Clara Schmitt, Emi Parot, France Morin
Production déléguée : ama brussels
Coproduction : Charleroi danse, les Halles de Schaerbeek, Centre chorégraphique national d’Orléans, Centre chorégraphique national de Grenoble, CCN-Ballet national de Marseille, les SUBS.
Résidences : Charleroi danse, le Théâtre Varia, le BAMP, les SUBS, Centre chorégraphique national d’Orléans, Centre chorégraphique national de Grenoble, CCN-Ballet national de Marseille, Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Centre national de la Danse, Lafayette Anticipations.
Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Direction de la danse, de Wallonie-Bruxelles International, de Wallonie-Bruxelles Théâtre/Danse.
Mercedes Dassy est artiste associée à Charleroi danse.
Remerciements : ma fille pour la force de vie, Zoë Chungong pour le tuto de heels dance, Yasmina Tayoub pour les dj set de recherche, Selma Lisein pour être toujours là, Svet Chassol pour le soutien et la coordination familiale sur toute la ligne.
Mercedes Dassy est performeuse et chorégraphe bruxelloise, formée à la SEAD en Autriche après un parcours nourri par l’effervescence de la scène belge. De retour en 2012, elle danse pour plusieurs compagnies avant de se consacrer rapidement à ses propres créations.
Avec I Clit (2018), solo intime et politique opèrant un geste de réappropriation du corps et de l’héritage féministe, qui lui vaut le prix Jo Dekmine, elle amorce une œuvre radicale et singulière.
Elle poursuit ce geste avec B4 Summer, solo plus introspectif où son écriture chorégraphique s’affûte, questionnant la lutte, la domination et la vulnérabilité. La pièce est primée au concours Podium. En parallèle, elle crée le duo TWYXX, chorégraphie un solo pour l’Opéra de Lyon et performe Pamela Chapitre 6765 au Festival Actoral. En 2022, Mercedes élargit le cadre du solo pour créer RUUPTUUR, un quatuor futuriste autour de la puissance collective, porté par trois danseuses et un dispositif costumé qui ouvre de nouvelles formes de mouvement.
En 2024, elle ouvre un nouveau cycle de recherche autour de la voix, de l’écriture et de la figure pop de la chanteuse. Elle crée alors Spongebabe in LA. (4 love and anxiety), un autoportrait où fiction et réalité s’entrelacent : un objet scénique hybride, à la fois concert performatif, solo chorégraphique et coulisses mises à nu. La pièce explore les états d’exposition, d’hypersensibilité et de construction de soi à travers une forme volontairement chimérique.
En 2025, elle signe une adaptation en quintette de Deepstaria Bienvenue pour la Biennale de Lyon, tout en créant de nouvelles pièces pour le Mir Festival (Athènes) et les Brigittines (Bruxelles).
Depuis 2023, elle est artiste associée à Charleroi Danse, Centre chorégraphique de la FW-B.