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hello world

maxime arnould

du 14 au 18 mars à 20h

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« Il ressemble à quoi votre safe place ? *»

Hello world est une installation technologique autonome dans laquelle Maxime et un drone cohabitent. Bienvenue dans un monde programmé qui répondrait à nos émotions.

Avec cette création, Maxime Arnould affronte sa peur des drones et leurs doubles identités, à la fois armes de guerre et jouets, et il interroge « Comment la technologie peut-elle devenir un médium de projection et de création de nouveaux écosystèmes ? ». Dans une situation de crise telle que nous la vivons, il semble important de poser un nouveau regard sur les outils de surveillance qui composent le paysage contemporain (à la maison ou à l’extérieur), mais aussi en réfléchissant à des outils accessibles à tous·tes pour lutter.

*Un safe place peut être à la fois un abri confortable, un lieu où se protéger ou un espace sécurisant. Dans un contexte militant, il s’adresse à des populations opprimées et discriminées du fait de leur genre, leurs origines, leur orientation sexuelle, leurs idéologies politiques ou religieuses. En groupe ou pour soi, il permet à chacun·es de se sentir libre de se reposer, s’exprimer sans jugement, ni voir son expérience niée en vue de trouver des outils ou des perspectives de luttes.

Aftershow le 15 mars

note d'intention

« Hello world est un projet de performance à la frontière entre art numérique et récitautobiographique. La recherche présentée se structure sur la peur que j’éprouve à la vue des drones, notamment du fait de leur double identité : à la fois arme de guerre et jouet pour enfant.
Ils sont de plus en plus présents dans nos paysages, nos rues, nos parcs, lors de nos manifestations, surtout depuis la crise sanitaire où on les a vu opérer comme un moyen de contrôle de la population. L’image de la guerre n’est plus un événement lointain, elle prend la métaphore d’un oiseau. Je me suis rendu compte que je n’arrivais pas à m’imaginer un espace
de confort dans lequel je me sentirais serein en leur présence, alors même qu’ils sont censés me protéger. Partant de ce constat la création s’appuie sur notre histoire contemporaine, dans les fait divers ou de témoignages récoltés pour chercher des éléments de réponses : espace de protection lors de la peste noire, constituions d’espaces safe pour des personnes opprimé·es workshop d’auto-défense ou l’hacktivisme1…
Comment les situations politiques nous ont-elles conduit à repenser nos espaces de sureté ?
Comment la technologie a modifié notre rapport à l’espace publique et à la nature ?
Hello world est une pièce solo dans lequel je jouerai mon propre rôle. Sur scène, je suis accompagné d’un drone que j’ai programmé pour qu’il reconnaisse mon visage et me suive là où je me déplace. Ce qui m’intéresse pour la recherche c’est d’utiliser le drone originellement arme de guerre pour en explorer la théâtralité. J’ai pour projet d’écrire plusieurs scènes à partir de la matière collectée : interpréter un ancêtre qui a survécu à la peste noire, projeter des vidéos issues d’interviews, me plonger dans une réalité virtuelle pour y chercher des réponses, faire une séance de workshop d’autodéfense etc. » Maxime Arnould

biographie

« Je suis né à Reims (France) en 1992. J’ai suivi une formation d’acteur à la Comédie de Reims, Centre Dramatique National, et ai étudié la mise en scène à l’I.N.S.A.S  à Bruxelles. Je suis à la fois metteur en scène et performeur tout en collaborant avec d’autres artistes (Ivana Müller, Paola Pisciottano, Mikael Serre, Audrey Apers, Elsa Chêne).
Depuis 2019, je crée des performances et des spectacles à diffuser en kit, à la frontière entre arts numériques et installations. Mon travail traite des problématiques comme l’écologie appliquée à l’art vivant ou l’utilisation des objets numériques (drones, ordinateurs, internet) pour y chercher des subterfuges politiques et artistiques à intégrer à nos quotidiens.
Dans ma vie quotidienne et dans mon travail, je consacre régulièrement mon temps à l’apprentissage et la pratique de ce que je ne connais pas. Pour ma première création Hello world, il m’a fallu apprendre à programmer un drone, à le contrôler, à rendre une partie de la technique du spectacle quasiment autonome etc. Au-delà des spectacles, j’ai un attrait pour la danse (j’ai toujours rêvé d’être un danseur), la programmation, le hacking, la création-vidéo, le jardinage, la musique – tout ce qui m’entoure mais que je n’arrive pas à saisir encore. Au fur et à mesure des années, cet attrait m’amène à ne pas me limiter au rendu des projets, mais à m’imaginer des dispositifs supplémentaires à déployer en plus de la performance, sous différentes formes, mediums, durées, directement en lien avec le sujet abordé pour une création.
Je suis également co-créateur d’une performance collective intitulée 3ème Vague qui depuis 2019 réfléchit à l’application de l’écologie dans l’art vivant. Cette pièce en constante création se développe sous forme d’une performance qui se diffuse à l’aide d’un dispositif en kit. Depuis 2020, mes créations sont accompagnées en production par Entropie Production. »Maxime Arnould

distribution et crédits

Metteur en scène et performeur : Maxime Arnould
Dramaturge : Sara Vanderieck
Collaboration lumière et régie : Sibylle Cabello
Collaboration sonore : Noam Rzewski
Collaboration scénographique : Louise Siffert
Production : Anaïs Bastin, Pierre-Laurent Boudet, Rocio Leza pour Entropie Production
Coproduction : La Balsamine (Bruxelles, Be)
Aide : Fédération Wallonie-Bruxelles, Service général de la création artistique – Direction du Théâtre.
Soutien : Ministère de la culture Française dans le cadre du programme CHIMERES au Lieu Unique – Nantes
Aide à l’écriture : Association Beaumarchais-SACD.
Résidences : Ateliers Mommen (Bruxelles, Be), CAMPO/Victoria (Gand, Be), La Bellone (Bruxelles, Be), La cômerie – Montévideo / CWB (Marseille, Fr), La Fabrique de Théâtre (Framerie – Be), La Ménagerie de Verre (Paris, Fr), Le Delta (Namur, Be), Libitum Adlib’ production (Vaugine, Fr), Le Générateur (Gentilly, Fr) et workspacebrussels (Be)
Tendres remerciements pour leur regards scéniques et partage d’outils : Audrey Apers, Michele De Luca et Léa Tarral

Photographie : LoupKass